Lundi 15 janvier 2007

Je ne sais plus quoi faire.

Je ne sais plus rien.

Je veux disparaître sur le champ au milieu des étoiles …

Errer sans fin, arrêter le temps et me figer pour l’éternité.

Dites-moi quoi faire ???

Olivier n’a pas bougé, il a continué sa petite vie. Je me demande s’il me croit en fait.

Berk ! Ce Carl oui qui me regarde avec ses petits yeux de serpent...

Il me dégoûte, il me fait peur. J’ai peur.

Pourquoi Olivier ne fait rien ?

Pourquoi Franck s’en fout et me laisse comme ça  avec ma peur à moi ?Pourquoi ne me prennent-ils pas dans leurs bras, pourquoi ne me protègent t-ils pas ? S’il vous plaît, dites le moi !

Pourquoi ne m’aiment-ils pas assez pour ça ?

Je n’ose plus sortir de chez moi, je n’ose  plus me lever le matin par crainte de le retrouver dans mon salon… Raaa imaginez, c’est pas possible d’imaginer ça hein ! Est-ce que je deviens folle ? Ou pas ? Est-ce que je délire ?

Je vous jure ! De toute ma vie, je ne reverrai le monde extérieur Je refuse d’ouvrir quand on sonne à la porte. J'ai peur de la sonnerie du téléphone, et si c’était LUI. Qu’est-ce qu’il veut me faire ?  Est-ce qu’il me veut : MOI ?

Nooooon je ne veux pas terminer dans la caravaaaane…

Nathalie est passée lui faire sa petite fête hier, elle m’a dit : laisse-moi faire….

 

Nat : Bonjour, Carl c’est ça ? En le regardant des pieds jusqu’à la tête

Carl : Oui ? Bonjour…

Nat : Alors mon gars, tu laisses tranquille ma copine Alix, je veux pas te voir rôder autour d’elle sinon…

Carl : Sinon quoi ?

Nat : Sinon…. Tu verras bien mais attends-toi au pire…Je te ferai pas le plaisir de te le dire. Ciao !

- T’as raison, il est pas net, ton Carl. M’a-t-elle fait.

- Mon carl ?!  Mais c’est pas mon Carl bouuuuh, j’ai fait en craquant sur son épaule.

par Alix publié dans : le-journal-dune-feignante
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Jeudi 11 janvier 2007

RAAAA

 

Mais qui est rentré chez moi sans dire un mot ? Qui m’a déposé des roses rouges, qui m’a écrit cette carte ? Mais qui ? QUI ?

 

L’après-midi, j’ai rejoins Nathalie et Margaux chez Sandra où s’étalait tel un prince son futur mari : Le 24 cm en érection, (mais là pas en érection… Quoi que) sur le beau sofa rouge de son living. Tandis que nous discutions, il nous regardait de temps à autre par-dessus son magazine.

 

- On peut pas être seules pour parler ? Il me perturbe. J’ai fait à Sandra.

 

- T’inquiète, il ne pipe pas un mot de Français (il est Suédois, Lové qu’il s’appelle).

 

Bon. Nous avons tenté d’imaginer qui pouvait avoir eu le culot de me faire ça, sans prendre le soin de se manifester :

 

- En tout cas, tu as un admirateur… A lancé Sandra.

- Ou une admiratrice… A poursuivi Margaux.

- Ma mère !!! ‘ttendez je l’appelle : 

« Allo, Maman ?

- Oooh Chouchoune, là j’peux pas, je suis avec Paul, tu sais…

- Ha… Mais je voulais savoir si tu étais passée ce matin ?

- NON ! Point du tout, j’ai vécu une nuit fantastique, et ce matin, nous y étions encore… j’te quitte, non Paul, attend, enfin oui, Big biz chouchoune.

- Mamaaaan… « Et elle a raccroché. 

J’avais pensé à mon frère mais toujours chez les kékés dans le sud, alors non.

- Un ancien amant ? A sorti Nathalie, tu te souviens de Fred qui pleurait après avoir conclu ?

- Ouais Fred… Mais oui Fred !

- Il t’aimait comme un fou.

- Allo Fred ? C’est Alix.

- Qui ?

- Comment QUI ? Alix ton Alix

- Désolée Madame vous devez faire une erreur. Et ça a  coupé.

 

Ouarch là j’ai pris un coup dans l’cœur.

 

Je suis rentrée chez moi sans avoir la réponse à ma fameuse question.

 

En garant ma voiture, j’ai aperçu mon nouveau voisin, vous savez celui de la caravane…. (voir : http://le-journal-dune-feignante.over-blog.com/article-4300962.html , et ça http://le-journal-dune-feignante.over-blog.com/article-4373924.html , et pis ça http://le-journal-dune-feignante.over-blog.com/article-4435043.html )

 

Quand je suis sortie de la voiture, il m’a fait : ça va Alix, la journée s’est bien passée ?

 

Soudain, j’ai pensé dans un frisson qui me paralysa le dos : LUI

 

- Moui merci... J’ai répondu platement. Bonne soirée.

 

Il me regardait avec ses yeux à lui et j’imaginais encore ce string léopard qu’il devait porter jour et nuit à coup sûr.

 

Je suis rentrée, suis passée dans ma chambre et là ! En jetant un coup d’œil dans son jardin. Oui là je l’ai vu, oui … La caravane. Et lui devant, qui jetait un coup d’œil vers moi.

 

ASSEZ ! Je me suis dit.

 

Alors, j’ai dévalé en courant l’escalier, j’ai empoigné le bouquet, je suis sortie dans la rue, j’ai ouvert son petit portillon… Il m’attendait là debout devant la porte avec un sourire de sadique !

 

La peur au ventre, j’ai demandé :

 

- Une question ! Avez-vous déposé OUI ou NON ces fleurs chez moi ?

 

- OUI !

 

- Mais ça va pas ou quoi ?????

 

Je l’ai quitté en le laissant derrière moi avec cette envie de l’assassiner qui rongeait le fond de mes tripes. Les fleurs piétinées au passage par mes jolis escarpins.

 

Je me suis enfermée à double tour en attendant Olivier qui n’arriverait jamais.

 

J’appelle Nathalie :

 

- T’avais raison, c’est un cinglé !!! 

- Demain, tu vas voir,on va lui faire sa fête, m'a t-elle rassuré d'un ton typiquement masculin. 

Une heure plus tard, Olivier s'est tout de même décidé à franchir le pas de la porte :

- Et bah c'est pas trop tôt, j'ui ai crié dans les oreilles... Je peux me faire violer, toi tu t'en fous complètement et bien-sur, t'as pas pensé à m'offrir des fleurs espèce de muffle !!

par Alix publié dans : le-journal-dune-feignante
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Mardi 9 janvier 2007

 Et… rien, personne.

Je fixe le chien droit dans les yeux :

- Toi, tu sais qui était là ! Crache le morceau, c’était qui ? Sinon je te mets à la diète pendant 3 jours.

Bon.

Je ferme la porte à double tour et ma foi, comme toute Alix qui se respecte, je vais me recoucher.

Mmm la douceur de ma couette, mon bel oreiller que je prends contre moi comme un doudou. Et je m’enfonce tendrement dans les bras de morphée.

A midi tapante. La tête dans le hachoir, je sens les « groyoyos » de mon ventre qui me crient : J’ai faim ! J’ai faim !!

Là-dessus, Sandra m’appelle : Mariage dans 15 jours, avec son beau 24 cm. Elle se demande si elle ne fait pas une erreur, s’il ne se marie pas pour acquérir la nationalité française. Je lui ai dit : tu t’en fiches, fais comme tu le sens ! Non ? Rends-toi compte de la chance que tu as…

Douchée, habillée, maquillée, je descends tout en pensant à cette fameuse histoire de toute à l’heure.

Je vais pour sortir et prendre mon courrier, puis là, sur la petite table de l’entrée… Là dans le coin !

Un magnifique bouquet de roses rouges posé en plein milieu. Je m’en approche. Une carte, une jolie petite carte :

«  Bonne fête Alix, il paraît que ça se souhaite la veille, alors voilà pour toi… »

C’est pas signé, on dirait l’écriture d’Olivier mais je ne sais pas en fait… Il écrit jamais.

Je souris. C’est Olivier, obligé. Qui serait rentré sinon lui ! Suis tellement heureuse, il est si gentil… Adorable tout de même par moment !!

Je l’appelle illico :

- Oh mon Brad chéri, tu es un amour !

- Tu en doutais ?

- Non non bien sûr (menteuse)…  Rentrer à la maison comme ça à l’improviste à pas de loup et t’éclipser comme un sauvage grrr...

- Hein tu parles de quoi ? Là, j’ai pas bougé de l’agence ma cocotte !

Flûte.

- Mais c’est pas vrai incapable d’un geste de bonté, nan mais !!! C’est ma fête demain triple idiot ! Et je raccroche.

Franck, je pense à Franck ! Il n’est jamais rentré chez moi comme ça.

Je sors d’un pas pressé, traverse la rue, fait cliqueter mes petits ongles sur sa porte.

- Tiens salut beauté !

- Vraiment j’ai adoré ! Tu es génial.

- Je sais, je sais. Fait-il fièrement. Je m’étonne parfois.

- J’aime beaucoup les surprises.

- Ouais rentre, je vais encore  te surprendre.

Quand je suis sortie de chez lui, je lui ai lancé de mes yeux corrompus : 

 - Tu sais les fleurs c’était pas nécessaire, fallait pas te sentir obligé.

- Quelles fleurs ?

Heiiiin !!!!!?

par Alix publié dans : le-journal-dune-feignante
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Lundi 8 janvier 2007

Aujourd’hui, ai pris un jour de congé tout à fait justifié : pas envie d’aller au boulot.

 

J’ai eu droit au sermon habituel de « qu’est-ce qu’on va faire de toi ? ». Mais à vrai dire, j’m’en fous !

 

Ai donc débuté ma journée en posant le pied parterre, je me suis gratouillé le menton comme tous les matins, frotté mes petits yeux si fatigués. Assise dans mon lit, ai jeté un coup d’œil sur le réveil : 9h.

 

« Bon » j’ai fait en baillant de toutes mes forces.

 

Un petit bruit en bas saisit tout à coup mon attention : le son de la porte qui s’ouvre et se referme. Le chien se mettant dans tous ses états…

 

Coucher ! Va au panier ! J’ai hurlé.

 

« Sandrine arrive » j’me suis dit. Mais non, le tel sonne, c’est elle, au lit, pas seule et malade : « impossible de venir, désolée Alix, va falloir vous passer de moi. »

 

J’entends une voix féminine derrière elle : T’es prête ma chérie ?

 

Mais alors le bruit en bas, c’était quoi ?

 

Olivier parti depuis une heure. Et si c’était lui qui revenait pour une raison ou une autre, il aurait dit : « c’est moi !!! »

 

J’ai la trouille.

 

Je me lève. Suis en nuisette bleue. Si c’est un agresseur, je lui fais le coup de la femme en manque, lui indique la chambre de mon air « femme maîtresse » sans lui laisser d’alternative, lui demande de m’attendre de ma voix suave et sensuelle. Il craque, fait ce que je lui dis… pendant que j’appelle les flics.

 

Alix prépare-toi à vivre l’exceptionnel.

 

Je descends l’escalier tout en douceur. J’entends quelque chose, la porte d’entrée qui se referme. C’est sûr !!

 

Arrivée en bas, j’explore, je glisse mon œil inquiet partout ici et là. Silence.

 

Il y avait quelqu’un chez moi ! J’en suis certaine. Ou bien je débloque ?

 

Rien ne manque, tout y est. Je me jette sur la fenêtre de la cuisine qui donne sur le côté rue et, et…

par Alix publié dans : le-journal-dune-feignante
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Vendredi 5 janvier 2007

Juste un mot.

 Ce soir, en rentrant du boulot, j’ai fait quelques achats. J’avais dans l’idée de m’acheter cette jolie petite robe noire que le père Noël n’a pas voulu me déposer (lui je le retiens et mon chèque, je l’attends toujours…)

- N’oublie pas de faire les courses ! m’avait indiqué Olivier avant de me voir m’éclipser comme un fantôme.

- Non mais…. Tu peux les faire toi-même ! Et puis quoi encore !

- Oui mais moi je termine tard ce soir, une visite à faire.

- Ok ben fais-moi une liste tant qu’à…

 Et il obtempère. Là, comprend rien, il me fait une liste de course, du jamais vu.

- Tiens me lance t-il et ramène tout.

Moi, très fière, ravie qu’enfiiin il daigne prendre un peu les choses en main, je file au supermarché.

Je sors de ma voiture, prend un chariot, rentre dans le magasin.

Je déteste, je déteste venir là. Je prends la liste et commence par la première chose :

Café

Dac.  Je prends le café.

Puis :

Fruits (n’oublie pas les bananes)… Lui sans ses bananes, il n’existe plus.

Bières (mouich)

Entrecôtes de bœuf X2  (comme si on était plus que 2)

Fait le plein de pâtes, riz etc… (Ça veut dire quoi etc exactement ?)

Et là en plein milieu de la liste, entre le poisson et le chocolat, ces mots m’apparaissent comme une bouffée de chaleur :

Très important : pense à une poupée gonflable. Blonde… de préférence.

L’idiot ! Je vais le tuer !

par Alix publié dans : le-journal-dune-feignante
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