Lundi 11 décembre 2006

Ouaip ! Hier J’ai vu Franck …

L’ai vu autour d’un café mais Oups je n’ai pu m’empêcher de lui sauter dessus comme sait bien faire Alix. Désolée de vous dire ça mais il y a des choses qui me rattrapent au grand galop, oui c’est vrai.

Je me demandais : qu’est-ce qu’il représente pour moi, est-ce qu’il compte vraiment ? Ou bien est-ce un simple objet obéissant à mes moindres désirs ? Enfin quand il est libre.

Hier soir, nous nous sommes retrouvés avec Sandra et son chien, Margaux seule, Nathalie et sa grande gueule, dans un resto sympa. J’ai posé des interrogations sur ce sujet.

Nathalie en mangeant son gros plat de pâtes à la carbonara (comment fait-elle pour ne pas grossir ?) m’a sorti la bouche pleine :

- Y a plusieurs sortes de mecs : y en a qu’on aime et y en a avec lesquels on couche seulement.

- Pas d’accord, a fait Sandra en caressant inlassablement la tête de son clebs, le cul ça ne mène pas loin et si tu veux construire ? Hein ! Est-ce qu’on peut coucher sur du long terme sans aimer ?

- Moi oui ! A rétorqué Nat.

- Bah pas moi, a répondu Sandra, à force tu remues du vide et c’est ennuyeux, de remuer du vide.

Margaux pensive nous a dit :

- Et ceux avec lesquels on se marie ? Et eux alors !

- C’est ceux qu’on a choisi pour notre sécurité sexuelle et affective, j’ai répondu. Ils sont un peu les 2 en même temps : l’amour et le cul.

- Moi je ne peux dissocier les 2 : impossible ! a protesté Margaux en dévorant sa salade verte.

- C’est parce que tu es une grande sentimentale ! Toi ! S’est moqué Nathalie.

- Et la passion, vous en faites quoi ? A poursuivi Sandra.

- Tu peux coucher passionnément avec un mec… J’ai continué.

- Non mais la passion, la vraie, celle qui te fait perdre la tête au point de ne plus savoir qui tu es, au point de te fondre en l’autre à corps perdu !

- Oui mais là, on dira que c’est de l’Amour, plutôt… j’ai dit en clôturant le débat.

Quand je suis rentrée chez moi, j’ai regardé Olivier dormir en me demandant :

« Est-ce que je me marierai un jour avec lui ? », mais je me suis endormie sans prendre le temps de répondre à cette fameuse question car impossible d’y donner quelque réponse que ce soit. Et puis, Une petite voix m’a chuchoté tout bas : « laissons le temps au temps », mais le temps, ça passe vite !

Je pensais à Franck. Où est-ce que cela me mène tout ça ? Je vous le demande hein ! Après tout, même si cela me fait l’effet d’une grande claque dans la figure, il faut bien que je me rendre à l’évidence qu’il n’est que celui avec lequel je couche.

Donc je profite. A savoir si c’est ce que je veux vraiment... ça c’est une autre histoire. Tout à fait hors sujet !

par Alix publié dans : le-journal-dune-feignante
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Lundi 4 décembre 2006

Mon boulot c’est l’enfer ! Etre une femme aujourd’hui n’est pas une mince affaire je vous le dis, moi qui trime comme une dingue.

Quoi ? Qui a dit que j’étais une feignante ? Qui oserait dire cela ? Ça c’est trop fort !

 

Bon vrai ! J’aime profiter des doux plaisirs de l’existence… Mais après tout, qui ne rêve pas d’une vie sans contrainte, hein ?

 

Ne rêvez-vous pas Mesdames d’être recouvertes d'or sans faire le moindre effort ? Flâner pieds nus des journées entières dans des déshabillées sensuels, avoir le plaisir d'admirer notre garde robe et nous demander ce que nous pourrions bien mettre sur le dos ou sur nos petits petons, nous laisser porter par le bonheur d'être servies à table et laisser se fatiguer notre personnel d'entretien à notre place bien évidemment, entendre ainsi au loin le doux bruit de l'aspirateur, mais surtout savoir jeter d'un geste naturel notre linge sale dans un panier en osier et le revoir quelques temps plus tard bien propre et bien rangé dans notre armoire. Rouler aussi dans une petite voiture neuve offerte par Brad Chéri le jour de la St Valentin avec un gros coeur dessus : " Mm je t'adore, mon chéri !"

 

 

Tiens en parlant de la chose : jour -72 avant la Saint Valentin , j’ai rappelé à Olivier dans un petit sourire qu’il ne lui restait que 72 jours pour me trouver un cadeau « potable ». L’an passé, j’ai eu droit au super mixer pour la femme modèle que je suis.

 

Arghhh ! Rien compris LUI ! J’étais hors de moi !

 

 - Quoi tu as l’intention de mixer mon cœur, espèce de goujat ! Achète-moi une serpillière ou un balai pendant que tu y es.

 

Il va chercher quelque chose de cher c’est sûr, bon c’est bien mais ce qu’il ne sait pas c’est qu’une simple carte me suffirait avec un gentil mot en plein milieu ou bien rien même. Soit dit en passant, La saint Valentin , je m’en fous ! Ça il ne le sait pas non plus. Je lui laisse croire que c’est important car il ne pense pas assez souvent à moi. Alors au moins ce jour-là, il se sent obligé de faire un effort !

 

C’est faire preuve d’intelligence, non ?

 

- Qu’est-ce que tu peux être calculatrice, m’a fait Sandra l’autre fois, en essayant sa future robe de mariée.

 

Bah si je ne calcule pas, qu’est-ce que je deviens moi !

par Alix publié dans : le-journal-dune-feignante
ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander
Vendredi 1 décembre 2006

Bon oui ça va... J'arrive !

Alix c'est métro boulot dodo ces temps-ci. Alors absolument désolée,  oui absolument mais faudra attendre quelques jours encore pour suivre mes nouvelles petites aventures.

 

Bisous à tous

Votre très chère Alix (et oui !)

 

 

 

par Florence Molinet publié dans : le-journal-dune-feignante
ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander
Jeudi 23 novembre 2006

Ce que je vais vous raconter n’est pas un rêve ou disons un cauchemar… Non, ce que j’ai vécu aujourd’hui est bien la réalité.

 

Je raconte.

L’histoire a commencé hier.

Je vais chercher ma voiture en réparation. Le garagiste me dit joyeusement en empochant 100 euros :

- Voilà deux rotules de remplacée, vous pouvez rouler sans crainte Madame !

 

Moi, le sourire aux lèvres, je lui dis Adieu.

 

Mais… Tout à l’heure, en prenant le volant, je sens un truc bizarre, je sais pas, comme un flottement… Merde de merde de merde (désolée). Et pis comme je suis du genre à laisser traîner les choses, je laisse traîner la chose.

 

Je vais voir Sandra qui se marie, oui elle va se marier avec son 24 cm, véridique, ça c’est une nouvelle !

 

Enfin bref en sortant de chez elle, je roule, roule à vive allure, puis je sens de nouveau le flottement, je suis seule sur la route, je ralentis… Et  là : PAF, j’ai l’impression de crever… Mais NON, la voiture penche soudainement sur la gauche et CLAC, tout bascule, je fais un tonneau. Ma vie défile en l’espace d’une fraction de seconde. Je me cogne partout. Ma ceinture me protège mais bon… BREF ! La voiture et moi avons terminé sur le toit, sur cette route où personne ne semblait venir. J’ai pu me dégager et ouvrir la portière…

J’appelle Olivier : impossible à joindre. Alors lui !

 

Entre temps, un homme passe s’arrête, je suis toute choquée, étourdie… Normal. Il semble tout aussi choqué que moi. Ma roue a l’air complètement tordu, le pneu brûlé, un liquide atrocement puant dégouline sur la route.

 

Voilà. Vous avez compris : Vous êtes dans la quatrième dimension…

 

On parle un peu…

 

- C’est le garage machin qui m’a fait la réparation… Je lui sors.

- Ha bah je connais bien le mécano, je vais le chercher.

30 minutes plus tard, l’homme débarque avec le fameux qui me crache :

 

- Hé beh : c’est sûr, faut une dépanneuse.

- Gniii qu’est-ce que vous avez foutu avec ma voiture, espèce de… ??? Je m’énerve vous aviez dit : « rouler sans crainte ! » Vous imaginez, vous imaginez ???

 

Voilà. Du coup. La voiture est restée sur le bord de la route dans l’attente d’être remorquée.

 

On m’a ramené mais pas jusqu’à chez moi, la vache :

 

- J’vous lâche ici, j’peux pas plus… le bonhomme m’a fait placidement.

 

J’ai marché jusqu’à la maison en ruminant « j’ai plus de voiture, j’ai plus de voiture », j’avais les pieds en compote, j’en avais marre de MARRE !

 

Quand j’suis rentrée, Olivier assis dans son fauteuil me sort :

 

- Alix… ça va pas ? T’as l’air complètement sur les rotules…

 

Arrrrr

par Alix publié dans : le-journal-dune-feignante
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Dimanche 19 novembre 2006

Je ne suis pas une connaisseuse, ça c’est sûr.

Ma mère m’a toujours dit : « Alix,ma chouchoune, tu n’auras décidément pas la fibre artistique. »

Pourtant malgré cela, elle qui se dit : être une connaisseuse justement, m’a souvent traînée de force dans des salons d’exposition. Non pas pour admirer le talent fulgurant d’un artiste mais seulement pour parfaire mon éducation, paraît-il, en matière de mondanité.

L’autre matin, elle m’appelle en me suppliant de l’accompagner au vernissage d’un illustre inconnu, artiste, pur artiste.

- D’accooord… J’ai fait. Car qui peut refuser quoi que ce soit à sa propre mère ?

- Surtout, ne sors pas de stupidités, je t’en prie, me prévient-elle.

 Donc, nous sommes entrées dans les lieux :

- Beurk ! Nul goût de merde cet artiste.

- Tais-toi, paniqua t-elle, d’un air désespéré, qu’est-ce que je vais faire de toi ?

Que du beau monde, le gratin des beaux quartiers parisiens, je veux !

- Quelle oeuvre, quelle profondeur et quelle sensibilité !!! A hurlé une bonne femme, décorée comme un sapin de noël, bijoux et froufrous à gogo (classe bourgeoise), plantée là, devant une gigantesque toile noire ornée de petits points rouges.

- C'est indéniââble ! Ai-je ajouté, en me dirigeant vers le coin coktail où une masse de personnes s'empiffrait de petits fours. A croire qu'ils n'avaient pas mangé depuis des jours.

- Un pchtit four ? M’a proposé un grand dadais, en avalant les dernières miettes d'un plat qu'il gardait précieusement contre lui. Oh ! Mince, trop tard ! Je suis désolée... A-t-il gargouillé.

Je pensais à me tirer vite d’ici.

Voilà qu’un homme très efféminé s'avança vers nous. Lui, l’artiste.

- Tiens, a fait Maman, Alix je te présente l'artiste du jour : Paul, peintre et sculpteur, le meilleur d'entre les meilleurs...

- Vous exagérez, voyons, rougit-il... Bonsoir Alix, se jeta t-il sur moi : Dites-moi, ma chère, que pensez-vous de mes oeuvres... Sincèrement cela va de soi.

- Franchement ?...

Ne jamais poser une telle question à Alix.

Je sentais ma mère bouillonner comme une cocotte minute.

- Oui, vraiment. A t-il dit d'un air attentif et très intéressé.

Bon ben si on me demande hein ! J’me lance !

- Disons que d'un point de vue général, en ayant observé tant les toiles que les sculptures, ainsi que le regard des gens posé sur vos oeuvres...

- Oui ?

- Et bien, je dirais que votre art est tout à fait dénué d'intérêt, certaines croûtes sont à gerber, quant aux sculptures je n'arrive décidément pas à y trouver un soupçon de talent, et particulièrement ce vieux balai planté à l'envers dans un carré de mousse bleu électrique. J’aurais plutôt tendance à croire que vous faites du recyclage. L'art, à mon avis, n'a rien à voir là-dedans... Par contre vous êtes un fin bricoleur et un petit malin qui vend ses toiles à des milliers d’euros... Mais ne vous inquiétez pas, je n'en soufflerai mot à personne : motus et vous connaissez la suite.

- Elle plaisante, j'espère ! Il a  titubé le teint décomposé, en s'adressant à ma mère qui riait jaune en m'écrasant les doigts de pied.

- Mais bien sûr, qu'elle plaisante, hein ? Ma chouchoune ?

- Mais bien sûr !! Ai-je sorti d'un ton très snob.

Soulagé, Paul a proclamé haut et fort :

- Elle est irrésistible !!

par Alix publié dans : le-journal-dune-feignante
ajouter un commentaire commentaires (9)    recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus