Dimanche 12 novembre 2006

C’matin tout va bien.

Mes jolis yeux se sont ouverts sur Olivier qui est un amour pour moi. Il se lève. Il prépare mon p’tit dej, me l’apporte au lit. Il me dit : J’espère que ça ira : croissant, café au lait, une tartine beurre confiote d’abricot, un jus d’orange sanguine, un yaourt brassé…

- T’es fou ou quoi ? Tu veux que je devienne une grosse vache ?

Un merci sort furtivement de mes lèvres, oui tout de même.

 - On se retrouve au boulot, là je pars. Me fait-il.

- Ok !

Je m’habille : petite robe noire très sympa, escarpins talons aiguilles noirs aussi. Sandrine arrive, se met à l’ouvrage. Je suis heureuse. Le chien ronfle comme un ours : normal il a passé la nuit dehors à faire le beau. L’idiot.

Je file. Enfin, je sors de chez moi et qui je vois ?

Qui je vois ? Franck qui se jette sur moi (enfin n’exagérons pas).

- Est-ce que tu l’as vu ? Me fait-il en m’agressant.

- Vu, qui vu ?

Et voilà qu’il se met à pleurer…

Ouh la tan  tan là ça ne va pas du tout.

Je n’ai jamais vu un homme pleurer à part Dylan quand nous étions petits, mais Dylan c’est différent, il a toujours été un pleurnicheur.

Mais franck… Là.

Olivier m’a dit un jour : un homme ça doit savoir pleurer.

Des fois il se surpasse le Brad, je vous le dis moi !

Bref bref bref. Donc je le prends dans mes bras, je le console comme un petit bébé, là juste devant tous nos voisins.

- Elle est partie… glougloute t-il. Elle a remballé toutes ses affaires, et ce matin lorsque je me suis réveillé : plus personne.

- Allez, j’ui fais, ça va passer…

Une demi-heure plus tard, je suis arrivée à l’agence… Assise derrière mon bureau, tandis qu’Olivier me regardait du coin de l’œil, j’étais envahie par un sentiment de culpabilité vis-à-vis de Franck, vous n’imaginez même pas !

Vrai ! J’aurais pu me lamenter sur son petit sort, mais non. J’éprouvais une telle joie intérieure à l’idée de le retrouver et de l’avoir de ce fait tout à moi.

Rôô Aliiix ah lalala !

Y a des choses tout de même qui me rattrapent au grand galop c’est dingue !

par Alix publié dans : le-journal-dune-feignante
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Dimanche 5 novembre 2006

Bon.

Il a fallu que j’explique à Olivier mon intervention de l’autre fois… Je lui ai parlé de la caravane et des soupçons que j’avais eus, aussi ce que j’y avais trouvé.

Il m’a répondu :

- Mais c’est toi qu’est dingue ma pauvre ! Pas lui ! Qu’est- t’as à te mêler de la vie des gens comme ça ?

Evidement, il ne pouvait pas comprendre. Je l’ai laissé blablater en faisant « oui » de la tête.

 

Le soir, comme nous étions invités, je l’ai traîné jusqu’à la porte de nos nouveaux voisins. Pas enchanté le Brad.

 

- Tu me fous la honte ! Avec tes histoires…

Quoi ? Moi ? Lui foutre la honte ?

Bref. Carl nous a accueillis avec le sourire, sa femme très à l’aise, coupe au carré, petit tailleur gris foncé. Collant noir résille (tiens ?), beurk goût de chiotte… je déteste le résille !

Très bon repas.

Je pensais au string léopard qui me hantait au fil des heures, des minutes, des secondes, aux draps satinés roses catin… Nous avons parlé de tout, de rien, de choses sans importance et la soirée se passa de la plus courtoise des façons. Puis en partant, j’ai jeté un coup d’œil dans le jardin par la porte-fenêtre du salon, l’endroit était assez éclairé et croyez-moi si vous voulez mais :

La caravane avait disparu !

Tandis qu’Olivier partait en discussion interminable sur son boulot avec Marthe, Carl me fit dans un calme redoutant :

- Heu je compte sur votre discrétion quant au petit épisode d’hier après-midi. Enfin… Vous me comprenez, continua t-il en pointant les yeux sur son épouse.

 

 

J’ai cligné des yeux d’un air très bourgeois :

- Bien entendu, cela va de soi.

Alors donc : que me fallait-il croire ???? Y avait-il une autre personne dans la caravane que je n’avais pas vue ?! 

Le lendemain j’ai appelé Nathalie et elle m’a sorti : 

 

- Peut-être qu’il a fait venir une pute ambulante !

- Quoi, une quoi ?  

- Chai pas moi, a-t-elle fait en pouffant de rire, une pute qui se déplace de maison en maison avec sa petite caravane…

- Tu plaisantes ? Ou bien tu crois que ça existe… Vraiment ?!

- Bah je plaisantais patate… Quoi que !  

Tiens bon en y réfléchissant : c’est pas idiot ce qu’elle m’a raconté là…  

 Ouaip ! Tout de même…

par Alix publié dans : le-journal-dune-feignante
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Mardi 31 octobre 2006

Est-ce que dans la vie d’une Alix, on peut concevoir ça !

 

En actionnant la poignée j’ai tout d’abord entendu un bruit qui provenait de l’intérieur de la caravane.

Meeerdeee, je m’suis dit à moi-même. Mais il paraît que la curiosité est un vilain défaut et comme dit souvent mon Brad : tu es une très vilaine fille Alix ! Alors j’ai foncé. J’ai ouvert cette porte.

 

Mon cœur battait comme un petit tambour et je tremblais à l’idée de découvrir le pire…

 

La chose m’est apparue là, juste en face de moi.Une pièce vide au premier abord mais non. La pièce ne ressemblait pas à ce qu’on pouvait imaginer et était arrangée d’un très mauvais goût, beurk. Un lit deux places aux draps satin roses catin, des oreillers « froufrouteux », Un grand miroir sur la gauche. Ce que je vis dans ce miroir, ce que je vis dans son reflet m’offrit un spectacle des plus stupéfiant :

 

OH ! Mon Dieu, mon dieuuuu !!! Mon voisin debout quasiment nu, un string léopard au bout des fesses… Rââââ quel horreur ces fesses « bourletteuses » qui s’agitaient en venant vers moi.

J’ai bredouillé : « Bonjour, un cadeau de bienvenu » et j’ai déposé la bouteille à ses pieds avant de m’enfuir expressément. Il m’a crié : Madame ce n’est pas du tout ce que vous croyez !!!

Qu’est-ce que je devais croire ? Cette phrase m’a turlupiné toute la soirée.

J’ai appelé Nathalie qui est venue sur le champ afin de passer  deux heures à reluquer aux jumelles, les allers et venues de mon voisin. Sa femme n’était toujours pas là et ce qui me rassura c’est que l’idée qu’il l’ait tué, ne m’effleurait plus l’esprit.

 

- C’est un dingue, me sort Nat.

Le lendemain matin, on a frappé à la porte. C’était lui. J’ouvre, les joues rouges pivoines et il me remercie pour la bouteille en s’excusant platement pour cet accueil des plus inhabituels. Là-dessus, il me fait en me regardant de son air vicieux :

 

- Ma femme rentre cet après-midi, venez manger à la maison ce soir avec votre… Votre…

 

- Compagnon, je lui rétorque.

 

- Oui, poursuit-il, cela nous fera grand plaisir. Tandis que je pensais à ses fesses et son string léopard.

 

Pouah !

par Alix publié dans : le-journal-dune-feignante
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Mercredi 25 octobre 2006

Ça fera six jours déjà que tout le quartier s’émoustille, tourne ses regards curieux sur l’arrivée d’un nouveau couple, installé juste là à côté de chez moi.

 

 

La quarantaine, sans enfants. Je me suis demandée s’il était bien normal qu’à cet âge, on n’ait pas d’enfants… Bon bon là n’est pas la question me direz-vous.

D’ailleurs moi-même à 40 ans est-ce que j’en aurais eu un, d’enfant ! On ne sait pas ! Grands dieux arrr 4O ans est-ce que j’aurais un jour 40 ans ???

 

 

Enfin bref : Ils ont emménagé discrètement dans une belle maison, très grande, bien plus grande que la mienne. Lui, plutôt introverti, faisant limite la tête. Elle, aimable et courtoise mais sans plus.

 

 

Mais ! Mais, mais, mais… Depuis deux jours, elle, je ne la  vois plus, il a l’air d’être seul. Oui c’est comme si elle avait disparu. Et ce qui est assez étrange, c’est qu’une vieille caravane a pris place dans le jardin. Je le sais car la fenêtre de ma chambre donne dessus. Le pire aussi, c’est que : hier soir, je l’ai vu…LUI, entrer dans cette caravane disons vers 20 h et qu’il en est ressorti vers 23 h. mais pour quoi faire, non d’un chameau ! Pour quoi faire ????

 

 

Je ne pense qu’à cette caravane, que peut-elle contenir, qu’y fait-il ? Du bricolage ? Noon voyons pas à cette heure-ci ! Peut-être a-t-il tué sa femme et l’a découpé en morceaux ? Peut-être que… Je ne sais pas moi.

 

 

 Je me ferai bien un ptit tour dans son jardin tiens. Je sais qu’il rentre vers 19 h, je n’ai qu’à rentrer chez lui, passer par-dessus la petite barrière blanche, faire le tour de la maison par le côté.

J’Y VAIS !

 

 

Oui mais s’il rentre plus tôt ? Je prends une bouteille de bon vin avec moi au cazou, oui si je me fais prendre, histoire de dire que je leur apporte un cadeau de bienvenu. Très douée Alix. J’enfile mon jogging noir pour escapade. Je sors de chez moi : Personne. La voix est libre. Je saute par-dessus la barrière, me faufile dans le jardin.

 

 

OUI elle est ici devant moi, cette fameuse… Caravane, l’objet de ma curiosité, l’objet de mon obsession. Que vais-je y trouver ? Du sang ? Partout partout. Brrr non il ne faut pas que j’ouvre la porte. Ce que je trouverai sera certainement terrible et m’obligera à suivre une psychanalyse durant les 10 ans à venir j’en suis sûre ! Mais pourquoi se sont-ils installés à côté de chez moi ces idiots ? Mais pourquoi ?

 

 

J’actionne la poignée et….

Et….OOOOHHHH MON DIEUUU !!!!! MOON DIEUUU !

par Alix publié dans : le-journal-dune-feignante
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Dimanche 22 octobre 2006

Bon oui ! J'ai une vie de dingue, donc je n'écris pas mon journal depuis qqs temps...

 

Alors patience pour les lecteurs assidus !

 

Prochain épisode d'Alix :  mercredi 25 octobre

par Alix publié dans : le-journal-dune-feignante
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